DELIQUESCENCE

 

Je souffle sur les braises, je souffle à perdre haleine,

Je ravive le chemin des feux sans fins

Au service de la Reine, cœurs et corps solitaires

Le danger tend sa main vers nous demain

 

Déliquescence ( *4 )

 

De l'or à la misère, du travail à la quête

Puisse t'il de l’œil nous faire un con-tidien

Lassé de laisser faire, palaces, luxe, Lucifer

Révolte n’as-tu pas faim de nos festins?

 

Déliquescence ( *4 )

 

Fantassins aux frontières et sodas mis en bière

Ignorante est la bête du genre humain

Bâillonnez ou sans ailes, trop de femmes prises au piège

Sont des fantômes humains sans destin

Impies soient vos prières, l'extrémisme et ses maîtres

Tuent hommes, femmes et bambins, pour le sang du divin

 

COMME SI DE RIEN N'ETAIT…

 

Comme si de rien n’était, faisons comme ci comme ça

Langue pendue au chevet du sommeil de la masse

            Au bénéfice du doute l’œil rivé vers l’écueil

De l’homme sans aucuns doutes aux dictats qui le cueille

            L’âme volatilisée nous sommes sujets des Rois

Sans culpabiliser il faut bien vivre n’est ce pas ?

            Suivre le mouvement de la masse de la foule

Ne pas s ’déconnecter ne pas perdre la boule

            Et ne pas succomber se déchirer la tête

Dans l’alcool s’oublier dans le joint en fumette 

Comme si de rien n’était, buvons comme ci  fumons comme ça

Comme si de rien n’était…

 

Comme si de rien n’était, faisons comme ci comme ça

Dans l’uniformité tout va bien jusque là

            A non j’ai oublié de te parler des bugs

Qu’il faut pas la ram’ner t’es hostile ferme ta gueule

            Car de toutes les façons tu ref’ras pas le monde

L’utopie au clairon vaut pas le bruit des bombes

            Allez sois raisonnable et puis attends ton heure

Au panier reste sage pour pallier à tes peurs

            Milliards d’individus exponentiel juxtaposé

Alarme dans les rues providentiel juste à compter

Comme si de rien n’était, vivons comme ci  vivons comme ça

Comme si de rien n’était…

 

Comme si de rien n’était, faisons comme ci comme ça

Dans l’air désabusé l’apparence ne trompe pas

            Le mensonge à la longue devenu langue de bois

M’emporte quand j’ai bu, ma bile dans l’urne en bois

            Décompte le vote et compte c’est quelle voix qui l’emporte

Majorité des cons mentor menteur en toque

            A voté me dit-on majesté est-ce un droit ?

De brûler l’assemblée des vermines et des rats ?

            Triomphe la loi du nombre, l’hypocrite en trois pièces

Ses discours sans diphtongue qui galvanisent la liesse 

Comme si de rien n’ était, moutons comme ci  votons comme ça

Comme si de rien n’était…

 

Comme si de rien n’était, faisons comme ci comme ça

Petit écran se tait, écoute la voix du sage

            On m’appelle producteur mes émissions elles plaisent

Audimat jeux lofteux star et sex à la chaîne

Je fais scotcher les glands et les prends par derrière

La pub en propagande c’est le nerf de la guerre

            Je fais rêver les gens je les gave de foutaises

Facile ils en redemandent plus c’est con plus ils aiment

            On t’appelle producteur tes émissions sont niaises

Et les mentors menteurs t’apprécient pour ton aide

Comme si de rien n’était, ils font comme ci  sont comme ça

Comme si de rien n’était…

 

Comme si de rien n’était, faisons comme ci comme ça

Mais la ronde sans douter est l’unique combat

            Toi mon irremplaçable laisse moi oter tes gants

Laisse moi croire au miracle quand ton amour m‘étrangle

            Mets ta main dans la mienne je veux sentir ton cœur

M’aimer comme quand je rêve que Valentin se meure

            L’amour si il en pleuvait je m’y noierais dedans

Mais mon cœur n’a de cesse d’aimer à jouer à l’aimant

            C’est fou toi comme tu l’aimes et comment elle elle t’aime toi

C’est fou de dire je t’aime mais vas-y dis le moi

 

Comme si de rien n’ était, aime moi comme ci  ou bien comme ça

Comme si de rien n’était…

 

Comme si de rien n’était, faisons comme ci comme ça

C’est si facile à faire mais je ne peux plus y croire

            Ne déconnecte pas tchat tout chus en virtuel

La matrice est en toi tranche et triche avec elle

             Mais où va donc ce monde avec mon moi dedans

Mon émoi qui succombe pour un sourire d’enfant

            Faut il que tout explose et baigne dans le sang

Est ce la nature des choses ou celles de mes tourments ?

Faut il que tout explose et baigne dans le sang

  Est ce la nature des choses ou celles de mes tourments ?

Comme si de rien n’était, je suis comme ci  je pense comme ça

Comme si de rien n’était…

Comme si de rien n’était, pensées comme ci  pensons comme ça

Comme si de rien n’était…

 

ALL WE NEED

 

All we need, in this crazy world

Is not material needs

Full flight

 

All we need, present of the earth

Is no more greed

But the sharing of it all

How to feel find

In this world where

We make a show of resistance  Resistance

 

All we need, in this crazy world

Is no more sad machine

Material resistance

 

All we need is to compromise our plans

All we need

Is to set foot to ground

How to feel find

In this world where

We make a show We make a show

Of  resistance

 

THE  DREAM

 

Where will we go when we’ll be together

Go on for a wonderful world of sincere hope

You and I will be the same from another way

The way I feel inside of you is just the dream I wait

 

But while I am waiting

For my angel face

And while I am staying

Singin’and waitin’ there

And while I sing for you

Do you even know it angel

And while I sing for you

Do you even know it angel

Do you even know it angel

 

You,

You are perhaps the one I hope but today‘s not tomorrow

Speak with my sweet blame and all will be true

I’m waiting for no more lies believe it darling please

I just wan’ my dream not be false it’s just the dream I wait

 

LA FLAMME

 

Conduis-moi jusqu’à l’ivresse, dans la douceur de la flamme

Les amants de la bassesse se griseraient ils dans les larmes

Pour que brûle les vies d’ascèse

Pour que brûle les cris d’alerte

Je me griserai sans cesse dans les mille couleurs de la

 

Flamme, Flamme, de mon âme, dans la flamme

 

Conduis-moi vers l’allégresse, je ne supporte plus ces drames

Que ce siècle n’a de cesse de vêtir en oriflamme

Mais que brûle encore le fer

Et que fument encore les braises

Je me griserai sans cesse dans les mille couleurs de la

 

Flamme, Flamme, de mon âme, dans la flamme

Conduis-moi loin des cortèges des tailleurs gris en cravate

Car quand le costume se fait maître c’est un nœud qui devient pape

Mais que brûlent ces parenthèses

Pour que brûlent les antithèses

Je me griserai sans cesse dans les mille couleurs de la

 

Flamme, Flamme, de mon âme, dans la flammeéliquescence ( *4 )